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Quoi qu'en dise la HAT, le discours de l'Ambassadeur de France, Jean-Marc Châtaigner, pourrait bien annoncer les prémices d'un changement de cap.
Ne pouvant continuer à aider M. Andry Rajoelina et devant lutter contre le reste de la CI, la France pourrait bien se tourner vers un nouveau candidat pour orchestrer cette transition. Un candidat qui serait validé par les autres mouvances …
Parmi les personnalités citées, la plus compétente est certainement Raymond Ranjeva. Oh, certains parleront (comme ils l'ont déjà fait http://www.madagate.com/politique-madagascar/dossier/1461-madagascar-jaime-le-bois-de-rose-.html du trafic de bois précieux et essayeront de trouver un lien avec Raymond Ranjeva, mais ces personnes oublient, sans doute, ce qui se passe en ce moment même dans les forêts de Madagascar, car là on ne peut plus parler d'un écran de fumée créer par M. Marc Ravalomanana !
Ses opposants omettent souvent de parler de son cursus professionnel et de son CV en général.
Raymond Ranjeva est né le 31 août 1942 à Antananarivo. En 1965, il a obtient son diplôme de licence en droit de l'université d'Antananarivo Madagascar. En 1966, il a son diplôme de l'École Nationale d'Administration de Madagascar (ENAM). Cette même année, il a également son diplôme d'études supérieures de sciences politiques à l'Université de Paris.
En 1967, il continue sur sa lancée et obtient son diplôme d'études supérieures en droit public de l'Université de Madagascar. Après sa présentation de thèse à l'Université de Paris II, il "gagne" son doctorat d'État en droit et c'est en 1972 qu'il a son agrégation en science politique et droit public. C'est le premier malgache à avoir obtenu ce titre à 35 ans !
Avant sa nomination au sein de la Cour de Justice Internationale de la Haye, il a occupé plusieurs fonctions : professeur et recteur de l'Université d'Antananarivo, professeur à l'École d'Administration de Madagascar et à l'académie militaire de Madagascar.
En 1991, il a est membre de la Cour de Justice Internationale et en devient le vice-président en 2003.
On peut donc dire, sans se tromper, que ce n'est pas un "rigolo" … ni une personne tombée de nulle part! Son parcours le prouve aisément, ce n'est ni un homme d'affaires, ni un homme de spectacle …
Ses compétences comme son honnêteté et son intégrité ne sont plus à démontrer.
Il est catholique, marié à une protestante, Yvette Rabetafika. C'est également un amoureux et un défenseur de la langue malgache qu'il pratique sans y mêler d'autres langues. Cela ne l'empêche pas d'être totalement trilingue (malgache, anglais et français).
Selon Rolly Mercia, journaliste et conseiller de M. Andry Rajoelina, beaucoup trop de journalistes ont appris leur métier sur le tas et n'ont aucune déontologie, alors pourquoi ne pourrait-on pas rêver de voir Madagascar géré par un homme qui aurait, lui aussi, appris son métier ?
C'est justement ce parcours, ce profil, qui semble intéresser la France, en tant que "pays médiateur" pour cette sortie de crise.
Raymond Ranjeva connait l'Europe et est reconnu par différentes mouvances. Il est, en effet, le frère du Général Marcel Ranjeva qui a été ministre de la Défense nationale de 1996 à 2002 sous le régime de M. Didier Ratsiraka et ministre des Affaires étrangères sous celui de M. Marc Ravalomanana. Le Général Ranjeva est aussi porteur de la décoration de Grand Officier de la Légion d'Honneur depuis le 15 juin 2006.
Son accession à la présidence de la transition permettrait de débloquer quasiment instantanément les aides de la Communauté Internationale et la reconnaissance du pays par celle-ci.
C'est aussi dans un climat d'apaisement que pourrait enfin se dérouler la réconciliation nationale tant prônée par la mouvance d'Albert Zafy.
Ce n'est qu'un schéma extrapolé sur une lecture entre les lignes d'un discours officiel, mais dans le fond ne serait-il pas plus sain que l'actuel ?
Kris









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