PROPOSITIONS POUR UNE SORTIE DE CRISE IMMEDIATE.
SCHEMA RPM
Analyse contextuelle et propositions de solutions.
I. ETAT DES LIEUX ET CONTEXTE POLITIQUE.
• Fracture sociale:
1. Le pays souffre à cause d'une fracture sociale qui s'aggrave au fils des temps:
La rivalité Andry RAJOELINA - Marc RAVALOMANANA fait tâche d'huile non seulement entre les divers clans mais aussi au sein même de chaque clan: Clan RAJOELINA, Clan RAVALOMANANA, l'AREMA, le TIM, l'Eglise, La Société civile. . .
2. L'écart entre la majorité écrasante de pauvres et une poignée de riches (composée surtout de nantis favorisés du régime RAVALOMANANA et une minorité de nouveaux riches de la transition) s'amplifie à mesure que le temps passe
• Pays au bord du gouffre:
Malgré un semblant d'accalmie après la période festive de la célébration du cinquantenaire de l'indépendance, une nouvelle explosion sociale n'est plus à écarter étant donnée:
1. La PAUVRETE extrême dans laquelle la majorité des malgaches est plongée
2. L’INSECURITE grandissante
3. L’ECONOMIE chancelante
4. Les REPERES CULTURELS et autres VALEURS MORALES ignorées)
5. Les INVESTISSEURS (Incontournables partenaire de la reprise économique) inquiets et malmenés.
6. La Grande muette reste divisée malgré une cohésion de façade, mais peut toutefois rugir à tout moment pour rendre la situation encore plus complexe. )
7. Les promesses (faites sur la place du 13 Mai) d'un lendemain meilleur non tenues, provoquant actuellement une grande déception au niveau de la majorité de la population, déception qui peut se transformer en colère
II. MOTIVATIONS du RPM
Le RPM est convaincu qu’à tout problème politique, il y a une solution politique. Reste à avoir le Courage d'une Décision politique, d’une volonté de surmonter nos divergences pour sauver ce pays béni des dieux mais malmené par les hommes.
Il est du devoir de tous citoyens responsables d’avancer des solutions de sortie de crise et ne pas oublier que nous, qui sommes acteurs ou auteurs de cette crise (Personnalités et Partis politique, ainsi que les autres entités civiles ou militaires), sommes tous RESPONSABLES DEVANT le PEUPLE ET L' HISTOIRE.
Nous réitérons ici nos vibrants appels à l’endroit :
Des différentes parties antagonistes pour qu’elles ne soient pas des facteurs de destruction de cette nation et qu’elles acceptent de faire taire leurs ambitions personnelles au nom de l’intérêt général de la patrie et du peuple malgache
- Des partis politiques pour qu’ils soient conscients qu’ils ont en main la clé pour débloquer la situation, qu’ils acceptent de faire taire leurs intérêts personnels au nom de l’intérêt général de la Patrie et du peuple malgache.
- Des forces armées pour qu’elles restent dans leur statut « Pour la Patrie » et sachent surmonter les divergences engendrées par les problèmes politiques malsains.
- Des sociétés civiles et des Raiamandreny de ce pays, pour qu’ils jouent le vrai rôle de médiateur impartial, en symbiose avec les autres médiateurs nationaux ou internationaux.
- Des tenants du pouvoir pour qu’ils soient conscients qu’il faut maintenant un moment d’apaisement et dans cette optique cesser toutes actions qui attisent la haine et la vengeance pour qu’ils soient conscients qu’une fois à la tête de la Nation, ils ont le statut de Raiaman-dreny qui sait colmater les brèches, soigner les fractures et rassembler tout le monde dans un mouvement d’ensemble vers l’avenir.
- Des anciens chefs d’Etat pour qu’ils gardent en eux la dignité d’homme d’Etat dans cette période sensible de l’histoire nationale.
III. ANALYSE DES FACTEURS DE BLOCAGE
Les facteurs de blocages se résument en 2 ponts essentiels:
1. Les deux antagonistes initiaux ramènent les crises actuelles à leurs problèmes personnels.
• Rajoelina ne veut pas à tout prix qu’on touche à son pouvoir. De plus, poussé par certain son entourage qui tire profit de la situation actuelle, campe sur sa position sans se rendre compte de l’aggravation de la situation.
• Ravalomanana exige son amnistie. Il pense qu'il n'a plus rien à perdre et une résolution de la crise sans son amnistie ne lui convient pas, raison pour laquelle il met "le paquet" pour entretenir le blocage actuel.
2. Les deux autres leaders de mouvance Ratsiraka et Zafy Albert au lieu de se comporter en médiateurs pouvant aplanir les divergences des deux factions rivales, se positionnent en vrais acteurs et contre toute attente, prennent position en faveur de Ravalomanana pour torpiller systématiquement les propositions émanant du clan Andry Rajoelina.
• Les effets induits de ces 2 facteurs de blocage principaux:
Le rapport de force ne fonctionne plus car on assiste actuellement à un équilibre de deux forces de faible résultante, donc dans une situation de ni vainqueur ni vaincu. Ceci provoque des dégâts collatéraux énormes et met la nation dans une situation de non -Etat, ce malgré une sérénité de façade qu'affiche l’exécutif.
• Le Régime actuel verse dans une " fuite en avant" insensée qui met le pays au banc de la communauté internationale. Certains tenants du pouvoir en profitent et orchestrent diverses manipulations et autres diversions pour faire durer la transition sous sa forme actuelle, afin de garder leur poste et leur position de favorisés.
IV. PROPOSITIONS de SOLUTIONS
La crise actuelle est éminemment politique, la solution ne peut être que politique. Les négociations doivent se faire dans un cadre politique :
1. Sur les Négociations
a. Les entités concernées par les Négociations d'une sortie de crise rapide:
Tous les partis politiques doivent être concernés, étant donné que le contexte a beaucoup évolué; les anciens partis commencent à péricliter alors que de nouvelles formations émergentes, se font écouter par la population et font le plein à chaque meeting.
- Ces partis politiques sont à regrouper en deux catégories: celle des " 4 MOUVANCES avec les partis y affiliés" et celle des "AUTRES SENSIBILITES avec les partis émergents ou actifs actuels (MDM de Pierrot RAJAONARIVELO, MTM de Rolland RATSIRAKA, RPM de Gilbert RAHARIZATOVO, MONIMA de Monja ROINDEFO)
- Les négociations se feront sous la diligence conjointe des membres de la société civile et des représentants de la communauté internationale.
- Au cas où le blocage persiste, l’Armée, en tant que dernier rempart, doit prendre l’initiative de mettre la pression nécessaire pour obliger les différents acteurs à arriver à un accord dans les prochains jours
b. Thèmes des négociations.
- Mise en place de la structure de la transition et définition des rôles des institutions de la transition:
Premier ministre de consensus
Le gouvernement d’union nationale
Chambres de la transition
Haute cour constitutionnelle
La commission électorale nationale indépendante
Conseil militaire de la défense nationale
Commission de réconciliation nationale
- Durée de la Transition: 12 mois
- Calendrier électoral: Référendum, puis élection présidentielle
- Sur les Anciens Chefs d’Etat :
ZAFY Albert présidera la Commission de réconciliation nationale étant donné que depuis les années 90, il en a fait son cheval de bataille. De plus c'est le seul Président qui a accepté de quitter le pouvoir sans mettre le pays à feu et à sang, ce en respecté les dispositions de la Constitution concernant son empêchement.
Marc RAVALOMANANA et Didier RATSIRAKA ayant choisi de s'exiler à l'extérieur, ce sont leurs représentants au pays qui siégeront dans les institutions de la transition en attendant l'avènement de la Quatrième République.
Andry RAJOELINA reste le Président de la Transition étant donné qu'il reste le symbole de la lutte pour le changement prôné sur la place du 13 Mai. De plus, il est le seul à avoir déclaré ne pas être candidat à la prochaine élection présidentielle. Il a aussi décidé de ne plus être Chef de mouvance.
2. Libérer les négociations des facteurs de blocage :
- Garder à sa place le président de la HAT, il reste à définir son statut et ses pouvoirs par rapport au Gouvernement de Consensus.
- Le problème d’amnistie qui doit être générale mais pas sélective sera confié à la chambre de la Transition
- Cessation totale de tout acte qui risque de faire capoter les négociations en priorisant l'apaisement.
- Arrêt des harcèlements et provocations à caractère politique.
- Cessation des arrestations à caractère politique.
3. Esprit des négociations
Rupture avec le passé par un grand pardon national, se donner la main au nom du Fihavanana pour sauver le pays, se rendre compte que la situation est grave et qu’il est vital d'arriver immédiatement à un accord politique
4. Objectif :
Les négociations doivent ABOUTIR à une CONVENTION signée par toutes les parties prenantes. La mise en application de cette convention est synonyme de FIN de CRISE POLITIQUE.









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